dimanche 17 novembre 2013

VAUTOURS AUX ALENTOURS !

C’était un être dont l’honorabilité, la probité, l’intelligence semblaient ne pouvoir être mises en doute. Je l’ai connu dès mon jeune âge et mes parents m’avaient appris à le respecter. J’ai grandi sous sa tutelle et, quand elles se dirigeaient vtee-shirt-cintrac-mr-escroc.jpgers lui, mes pensées me portaient souvent à le chérir. C’est dire le choc que j’ai ressenti quand j’ai trouvé que, sous ce front vénérable, se cachait un cerveau dont les méandres tortueux menaient plus au vice qu’à la vertu !

Car figurez-vous que j’ai découvert que ses dépenses, aussi privées que somptueuses, n’étaient point le fruit de son labeur géré en « bon père de famille » mais se révélaient être le profit d’une vaste escroquerie en bande organisée. Du dernier bien avec les juges, les policiers et même les journalistes - tous gens qui l’assuraient de leur complicité discrète - son autorité naturelle permettait aussi à ses mandataires d’influencer les lois. Le système qui présidait à ses exactions ? En échange d’une somme qui lui était versée mensuellement, il garantissait aux pigeons qui tombaient sous sa griffe un revenu régulier « pour plus tard ». Bientôt - la proposition tentant peu de monde - il l’imposa de force à tous ceux qui étaient sous sa coupe et… Malheur à celui qui ne s’acquittait pas de cette « assurance » ! Bien sûr, l’argent du racket n’était jamais mis de côté et servait immédiatement tant à ses menus plaisirs qu’à s’assurer la fidélité de moult compères. Pour ne pas faire hurler dans les chaumières, il comptait sur les nouveaux gogos arrivés sur le marché pour couvrir ses engagements mais, un jour, le filon de ceux-ci s’est épuisé. Qu’importe ! Il changea alors unilatéralement les règles des contrats bien établis et réduisit les remboursement à la portion congrue, espérant bien voir ses créanciers s’éteindre avant sa dette. En saine justice, le crime aurait dû lui valoir - Pour le moins ! - la déchéance de ses droits civils et politiques… sans compter le remboursement immédiat des sommes détournées. Las ! Magistrature, Parquet et médias corrompus imitèrent de Conrart le silence prudent et, aujourd’hui, le vilain oiseau poursuit son vol sur notre territoire.

« Son nom ? » me demanderez-vous ! « Al Capone ? Don Corleone ? Est-ce un parrain de la cosa nostra ? » Ben, non ! Il s’agit d’un être beaucoup plus puissant : l’Etat belge. Avec l’aide de ses serviteurs - Les différents ministres des Finances successifs depuis plusieurs dizaines d’années - il nous a volé l’argent que nous lui avons, contraints et forcés, versé pour notre pension. Un citoyen lambda ferait la même chose, il se retrouverait illico inculpé de « Escroquerie en bande organisée, détournement de fonds, abus de pouvoir, abus de faiblesse… ». Mais, ceux qui décrètent les lois, au nom du roi, ne s’estiment pas y être soumis eux-mêmes : ils nous rackettent donc en toute impunité !

Vous me direz que l’Etat est une vaste personne morale de droit public qui ne peut, en elle-même, quasi pas être poursuivie. Certes ! Mais il existe la responsabilité ministérielle. Un individu qui décide de plonger dans les caisses de cet Etat, pour s’approprier des sommes qui - puisque l’argent versé pour « l’assurance-pension » n’était qu’un dépôt et non une « donation » - n’appartiennent pas à celui-ci, commet un vol manifeste ! « Pas pour son profit personnel » me direz-vous !? Ah, non ? N’ont-ils pas touché plusieurs émoluments provenant de cette même caisse ? Leurs personnel, voyages et autres avantages n’ont-ils pas été payés avec ce bel argent, de même que leurs affidés politique placés dans maintes « Associations » ? N’ont-ils pas apposé leur signature sur ces « sorties de caisse » ? Les Belges étant égaux devant la Loi, ces politiciens - Tous, tant qu’ils sont et/ou ont été ! - méritent d’être mené devant les juges et de devoir rembourser, sur leur cassette personnelle (Que, je vous assure, ils ont très bien fournie !), les sommes dérobées aux citoyens : « Que tous les ministres du roi soient déclarés responsables de toutes les déprédations des finances. »
Conte A. Règler

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